Paris septembre 2012



Comme chaque année, je fais un petit pèlerinage à Paris au mois de Septembre. J’y vais bien sûr pour y retrouver mes amis et mes collègues mais aussi pour profiter de cette ville que j’avais adoptée avec tant de facilité.
Y revenir en touriste n'est pas facile. Alors que c'est un moment qui sort de l'ordinaire pour moi, ça ne l'est pas pour ceux qui sont resté à Paris. Sans parler de la ville, belle comme tout mais qui t'absorbe. Je me baladais dimanche matin. Assise sur un banc j'observais les gens qui passaient devant moi : j'ai vu des femmes, très belles, des hommes très classes, des couples qui ressemblaient au mien.
Là, j'ai été frappée de m'apercevoir de la chance que j'avais de vivre en province. Évidemment, je n'habite pas non plus dans le trouduc' du monde (même si ça ne me dérangerait pas, du moment que c'est proche de ma famille). Oui, en regardant ce couple, j'ai compris qu'il y avait une réalité que je n'avais pas prise en compte : le coût de la vie à Paris.
J'aime dire que mon stage à Paris aura été mon été de bohème à moi. Je vivais dans une petite chambre d'étudiante ou chez des amis. Je mangeais trois fois rien, j'étais payée une misère mais j'étais heureuse comme ça car je n'avais pas de responsabilités.
Si j'y retournais à présent, je serais accompagnée de mon mari, et je sais que je pourrai pas lui /nous infliger ça (en tout cas, pas avec nos salaires actuels). C'est vrai quoi, les appartements  sont minuscules et très chers, mieux vaut ne pas être trop regardant sur les étiquettes de supermarchés etc. 
Assise sur mon banc, un peu perdue (j'adore faire ça à pAris), je me suis demandée si c'est ça que je voulais. Vivre mal mais vivre à Paris à tout prix. Et ma réponse m'a fait mal car elle m'arrachait à mes rêves d'étudiante. C'était non, bien évidemment. C'est difficile de renoncer à ses rêves, surtout à ceux auxquels on croyait dur comme fer. Je devais trouver un emploi de rêve dans la mode (ce qui n'est pas possible - ou beaucoup plus difficile-), on devait trouver un super appart, on devait être épanoui dans nos boulots respectifs. On devait plein de choses ... Ces plein de choses étaient en réalité centrés sur ma carrière. Mais une carrière à Paris, ça veut dire finir à pas d'heures. Ici, tu as le temps de vivre, et en grandissant je m'aperçois que c'est ce dont j'ai envie. Ça ne veut pas dire que je ne veux pas m'impliquer, ça veut seulement dire que je veux m'impliquer durant mes heures de travail.

Deux semaines ont passé depuis ce w-e quelque peu "éprouvant". Ma décision ne m'affecte plus... et je sais pas si c'est une conséquence mais depuis ce w-e à Paris, j'ai aussi vachement changé mon rapport aux fringues !

Merde, tout ca veut dire que je grandis ??? ;)

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2 commentaires:

  1. C'est marrant, je me suis dit exactement la même chose il y a quelque temps en retournant dans la ville de Province où j'ai grandi.
    Les arguments n'étaient pas les mêmes évidemment mais après avoir rêvé d'y retrourner pendant des années, je me suis rendue compte que ma vie était maintenant ici à Paris. Et que ça voulait sans doute dire que j'avais grandi...

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    1. Ah oui, comme quoi, on est pas tous fait pour vivre au même endroit ! ;)

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Je vous laisse la parole !

Merci à vous de prendre le temps de me laisser un commentaire ! :)