Alone in Lyon


Il est des nuits où le sommeil ne vient pas. Il fait trop chaud, lourd et les idées fusent à tout va.
Sur le réveil, les heures défilent. A 5h du matin, n'y tenant plus, je décide de me lever et à défaut de rêver, je vais faire ce que j'ai toujours rêver de faire : aller voir le lever du soleil en haut de la colline de Fourvière.
A l''excitation de faire quelque chose d'inattendue se mêle l'appréhension de faire une mauvaise rencontre. Je m'habille chaudement, et le sourire aux lèvres et la boule au ventre, je sors munie de mon appareil photo. Les rues sont désertes et je sursaute au moindre bruit. 

 
La ville est calme, encore endormie. Les gens levés se scrutent, se lancent un petit sourire entendu de ceux qui se lèvent (trop ?) tôt. Je m'habitue à avoir Lyon pour moi et redécouvre cette ville qui est devenue mienne depuis 7 ans. Je me souviens de mes premières impressions qui étaient si négatives ! Mais comme tout mon entourage trouvait Lyon "trop belle" et la qualifiait d' "idéale ni trop grande, ni trop petite et très bien située" je n'osais pas leur avouer que je ne partageais pas leur point de vue. Et puis les semaines ont passé et j'ai commencé à croire fermement que Lyon était belle.


Alors que j'approche des quais de la pêcherie (où j'ai habité pendant trois ans), je vois les maraichers de Saint-Antoine qui installent leurs étaux et aussi étonnant que cela puisse paraitre, leur présence me rassure... Je suis une aventurière solitaire mais j'aime aussi partager ma ville avec les autres !






Tandis que je me dirige vers le quartier Saint-Jean, le trafic devient plus dense mais pas assez pour m'enlever la trouille de monter à Fourvière à pied ( les Lyonnais diront que ça craint rien, mais en fait, si). Et finalement, prendre la Ficelle fait partie du folklore et correspond bien à ma redécouverte de la capitale des Gaules.

La Ficelle

J'arrive enfin tout près de mon but. La cathédrale est majestueuse. Je pense pouvoir photographier le soleil levant, mais les grilles qui encerclent la cathédrale restent closes. La déception me guette (et la fatigue aussi). Je continue mon chemin mais les petites ruelles ne sont pas très accueillantes. J'attends un peu, puis je me décide tout de même à aller dans le parc derrière la cathédrale. Je m'amuse avec mon appareil, teste toutes sortes de réglages et repart.



 
La belle surprise : les grilles de la cathédrale sont ouvertes, je vais donc pouvoir assister à la fin du lever du soleil. C'est beau. Je m'amuse à reconnaitre les endroits. Sur les hauteurs, je peux à présent voir ce que je ne pouvais que deviner de la ville. C'est un beau moment que je partage avec quelques lèves-tôt. J'essaie d'imaginer ce qui les a poussé à se lever si tôt : sont-ils comme moi insomniaques, est-ce une habitude ? ... 

 c'est vraiment étonnant de voir comme le soleil monte vite.


Les nuages se lèvent, les voitures commencent à envahir la ville. Il est temps pour moi de rentrer.




Je ferme la porte de mon appartement, il est 8h.



6 commentaires:

  1. A chaque fois tu me donnes trop envie de retourner à Lyon!!

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  2. Merci pour ce beau texte et les photos qui l'accompagnent ; ça donne envie d'y être !
    Pial

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  3. Merci Laeti pour cet instant hors du temps.
    marie

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  4. @ Min : mais oui, il faut revenir voir Lyon !!

    @ Pial : vienssssssssss steuplé ! ;)

    @ Marie : merci Marie !! ca me touche que tu me dises ça !!

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  5. Hello Laeti,

    congratulations for this pleasant report, with a touching text and lovely photos!Did you know that from May to June 2004 I went up Fourvière early in the morning each monday after a visit to Pauline Jaricot's chapel...and on my return to the flat at 7am I bought croissant for Clo and me for breakfast...so it reminds me souvenirs!Thank you wee sister!Dodie

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  6. @ Dodie : when I wrote this post, I was thinking of you !! hugs sista <3

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