Idées de cadeaux pour une accro de la mode

Sur Facebook j'avais fait un petit tour de table pour savoir si vous seriez intéressées par une liste de cadeaux qui changent un poil (il y a tout de même des classiques!) de l'ordinaire. Volontairement, j'ai englobé des univers qui ne parlent pas forcément à tout le monde, tels que la couture ou encore visites culturels mais après tout, pourquoi pas ! D'ailleurs, j'ai fait l'égoïste, cette liste, je l'ai faite comme si je l'avais faite pour moi !
Mais regardons plus en détails.


Les illustrations de Garance Doré sont vraiment très jolies. Dans un premier temps, j'avais peur que cela fasse trop fanclub, mais en fait, elles trouvent vite leurs places dans une chambre. J'en ai une placée au dessus de ma penderie. Ca matche plutôt pas mal.
 
Prix : ★
 
 
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Les douillettes qui n'ont pas envie de se peler en hiver doivent déjà avoir la leur depuis longtemps. D'autres (comme moi) ont fait de la résistance et sont passées bêtement à côté de Mademoiselle Plume marine/bordeaux/noire. Rattraper le coup pour Noël est plutôt une bonne idée. Cadeau utile !
 
Prix : ★
 
 
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La mode c'est pas que consommer des vêtements. C'est aussi s'intéresser aux ceux qui lui ont donner ses lettres de noblesse. Le musée Galliera qui a réouvert ses portes l'année dernière va abriter une bien belle exposition courant Mars : une rétrospective sur le travail de Jeanne Lanvin. A mettre entre toutes les mains des jeunes personnes qui adorent la mode et qui pensent la connaître en allant chez Zara, Pimkie et H&M histoire qu'elle comprennent au moins qu'il y a un passé riche en ce domaine.
 
Prix : ★
 
 
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Les traditionnels gants de Noël. Comme on les perd chaque hiver, ce n'est pas grave si on en reçoit une nouvelle paire chaque année. Ceux-ci sont en cuir. Coupe sobre et intemporelle. En espérant qu'ils aient une durée de vie plus importante que ceux de l'année dernière ! ;)
 
Prix : ★★
 
 
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Encore de quoi se cultiver et parfaire ses connaissance de la mode. Cette fois-ci, point de nostalgie, on se concentre sur les créateurs d'aujourd'hui. Et qui mieux que Régis Pennel, fondateur de l'Exception pour les présenter ?
 
Prix : ★
 
 
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Alors, là coup de cœur ! Ce n'est ni la saison ni même le genre de chose que l'on souhaite offrir mais ce bikini était trop beau pour le passer sous silence !!
 
Prix : ★★
 
 
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Les médailles à graver, j'ai souvent trouvé ça trop bourgeois. Mais je suis revenue sur mes anciennes positions. Si vous saviez à quel point je lorgne dessus ! Peut-être qu'une personne (suivez mon regard) sera intéressée de savoir ce que je veux y graver ? Rien de bien compliqué : Joy & Family en police Nathalie, longueur 70 cm et mailles forçat. Pas de place au doute, non ? ;)
 
Prix : ★★
 
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Alors là, c'est pas du cadeau ça, c'est de la bombe ! Arrêtons de croire que les stylistes personnelles sont là pour aider celles qui ne savent pas s'habiller. Plus que ça, elles peuvent nous faire sortir de nos sentiers battus, nous faire prendre conscience de ce qu'il faut selon notre morphologie, nous faire découvrir des petits créateurs génies... Bref, vous l'aurez compris, si je pouvais je m'offrirais bien les services du must d'entre elles, Isabelle Thomas. Et au défaut d'une séance shopping, acheter ses ouvrages, c'est déjà pas mal ! :)
 
prix : ★★★★
 
 
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Les vêtements achetés, c'est bien... mais les vêtements fabriqués par soi-même, c'est encore mieux !
 
Prix : ★
 
 
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En tant que littéraire, ce tee-shirt ne pouvait pas me laisser insensible. Certes les sweats Balzac non plus... Mais les broderies de celui-ci sont particulièrement jolies...
 
 
Prix : ★★

Interview de pro : Arnaud fondateur des Ateliers Tersi et Marie Desplechin


Quand on commence à s'intéresser à entrepreneuriat et au made in France, c'est tout un monde qui s'ouvre à soi. Arnaud a été l'un des premiers entrepreneurs de la mode avec qui j'ai communiqué. Je me rappelle bien de sa vidéo qui présentait son concept. Je le trouvais audacieux et un peu fou. Fort de plusieurs prix et de deux collections qui ont fait parler d'elle dans la presse, il nous parle avec passion de son entreprise.

Bonjour Arnaud, est-ce que vous pouvez vous présenter ?
Bonjour Laetitia, je suis un jeune entrepreneur français de 24 ans. Toulousain d'origine, je viens à présent à Paris une semaine sur deux pour rencontrer les artistes, la presse et échanger avec l'écosystème des startups françaises.

Les chaussures, c’est une histoire de famille. Comment avez-vous pris la décision de suivre les pas de votre grand-père ?
Oui en effet, mon grand-père gérait l'entreprise familiale MYMA fondée en 1934. À la base j'étais simplement passionné de souliers pour hommes, féru de belles peausseries, et amateur insatiable de livres et échanges sur ce monde là. Et petit à petit, le fait de douter de vouloir rentrer dans une très grande entreprise à la fin de mes études, de me poser la question de l'entrepreneuriat et de me replonger dans cette saga familiale, a contribué à faire naitre le concept Ateliers Tersi.


Votre business repose sur un concept très fort. Dites-moi si je me trompe mais j’ai l’impression que les entrepreneurs actuels de la mode sont obligés d’avoir un concept hyper sectorisant pour pouvoir exister légitimement ?
Ce constat est très juste : beaucoup de projets mode actuellement se positionnent sur des concepts très étudiés avec des messages percutants et une belle image. Mais je ne suis pas d'accord sur la raison. Ce n'est pas pour exister légitimement que nous faisons cela. C'est tout simplement pour se positionner vis à vis de métiers sclérosés depuis des années, où aucune évolution n'a eu lieu depuis des décennies.
C'est simple, dans la chaussure en France, en 30 ans, c'est 90% des emplois qui ont disparu. Du coup, tous les acteurs du marchés ont stoppé net leurs innovations, leur proposition de valeur innovante. On se retrouve donc avec des secteurs d'activité inertes et peu enclins à répondre à notre jeune génération en quête de sens.


Justement, votre idée à vous, c’est de créer des chaussures avec l’aide de personnalités ne venant pas de la mode. Comment vous est venue cette idée-là ? Comment avez-vous choisi vos personnalités avec qui vous collaborez ?
On est partis de simples questions : l'inspiration artistique peut-elle être cloisonnée ? Seul un styliste chaussure peut créer des souliers ? Pourquoi ne comprenons-nous pas toute la démarche de l'artiste lorsque nous observons cette œuvre ?
Ce sont ces questions là auxquelles nous étions confrontés qui ont permis au concept Ateliers Tersi d'émerger.
Pour les personnalités, nous échangeons avec notre entourage sur ce qui les personnalités qui les inspire. Ensuite dès que des noms reviennent plusieurs fois, nous tentons d'entrer en contact avec l'artiste. La plupart du temps au culot. Et cela marche !


A près de 6 mois d’activité et 2 collaborations, quel 1er bilan dressez-vous ?
Nous sommes à 4 mois et demi d'activité actuellement, en pleine seconde collection. Faire le constat de ce début d'aventure, ce serait de parler de la richesse culturelle que nous rencontrons : aller au contact d'écrivains, designers, architectes, acteurs, musiciens, les suivre durant plusieurs semaines, échanger, confronter nos idées… C'est une expérience hors du commun.
Et puis échanger avec nos artisans chaque jours, les rencontrer, soutenir des emplois en France, c'est aussi donner du sens et prouver qu'en France beaucoup de choses sont encore possibles !


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Marie Desplechin, vous êtes auteur et journaliste et vous voilà créatrice d’une petite collection de chaussures. Qu’est-ce qui vous a motivé à accepter la proposition des Ateliers Tersi ?
J’étais sensible au fait qu’Arnaud soit si jeune, qu’il crée une entreprise, qu’il s’adresse directement et simplement aux gens… Et puis c’était une idée très amusante de participer à la création d’une petite collection de chaussures. Je ne l’avais jamais fait, c’était comme un cadeau.


Quelles sont les ressemblances et les différences dans le processus créatif d’un roman et d’une paire de chaussures ?
Ce qui se ressemble, c’est l’idée qu’on fabrique quelque chose et qu’on le présente à des gens en espérant qu’ils en auront envie et qu’ils s’y attacheront. D’une manière et d’une autre, on travaille de manière artisanale, en faisant confiance à ses idées et en restant maître de sa méthode. Ensuite, bien sûr, tout très différent, le matériau, la mise en jeu de soi, le temps de création, l’indépendance vis à vis de la fabrication proprement dite…


Vos bottines sont inspirées de la Comtesse de Ségur. Pourquoi avoir porté votre choix sur cette personne ?Je travaillais à un texte sur sa vie quand Arnaud m’a proposé de collaborer avec lui. Il m’avait demandé de m’inspirer de mon environnement, et mon environnement à ce moment là, c’était elle. Par ailleurs, j’écris beaucoup pour les enfants. J’étais donc très fidèle à moi en pensant à elle.


Comment s’est passée votre collaboration ?
Arnaud m’a envoyé un mail, et nous nous sommes rencontrés dans un café près de chez moi. Ensuite, j’ai cherché des images que je voulais partager avec lui. Nous nous sommes revus avec lui et la styliste, en avançant progressivement. D’une part, il y avait les idées que je pouvais avoir, et d’autre part leur savoir technique et professionnel. Enfin, j’ai rencontré l’équipe qui s’est occupée de la communication et du site. C’était à la fois très agréable et très sympathique.


Et pour finir, quand vous écrivez un roman et que vous définissez vos personnages, est-ce que vous vous attachez à définir leur style vestimentaire ?
Pas vraiment, à moins que les éléments vestimentaires définissent le caractère du personnage d’une façon que les dialogues ou les situations ne pourraient pas faire. Une jeune femme évaporée qui porte des couettes, une grand-mère sorcière qui a une robe en velours rouge… Mais en général, je décris très peu mes personnages physiquement. Je préfère laisser les lecteurs les imaginer au gré de ce qu’ils disent et de ce qu’ils vivent.

Pour retrouvez toutes les informations sur les Ateliers Tersi 

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Mes Stan Smith



J'ai cédé à l'appel des Stan Smith.
De "no way", elles sont devenues regardables. De regardables, passables. De passables à potentiellement achetables. De potentiellement achetables à désirables. De désirables à hautement désirables. De hautement désirables à indispensables.
Entre temps, il s'est bien passé 1 an. Il faut dire que ce sont les chaussures en passe d'être les plus Instagrammées; et à force de les voir et les revoir, mon cerveau a disjoncté. J'avais ces satanées chaussures en tête ! Et il me les fallait !
Je me disais tous les matins de casse-tête vestimentaires (et il y en a eu beaucoup ces derniers temps) "Si j'avais des Stan Smith, ça irait... Là, ça fait juste moche"... Tous les matins, je m'auto-persuadais qu'il m'en fallait vraiment une paire.

J'avais pas tort, les Stan Smith, ça va avec tout. Ça fait cool même si vous êtes habillée comme un sac (ça m'arrive beaucoup ces derniers temps, je vous l'ai dit ?). En gros, quand je me parle le matin à 6h20 (et qu'il me reste 2 minutes pour me préparer)...voilà ce que ça donne : " Bon, c'est pas parfait. Ok, c'est pas très chouette mais c'pas grave, tu fous ta cagoule tes Stan Smith et on dira que ça le fera !"
Après les avoir porté une semaine non stop (ce qui devrait être changé l'a été, je vous rassure) je me suis aperçue d'un truc. J'étais devenue paresseuse du style, de la chaussure; comme si mes it-baskets prenaient le pas sur le reste !

Je me suis promis de faire attention à cela ... avant de chausser sans y penser ma paire de Stan...

Oups !

La Beauté, le nouvel eldorado des marques du PAP ?


Il fût un temps où vendre des vêtements et des accessoires suffisait aux marques de prêt-à-porter. Il semble que ce ne soit plus le cas.
Alors que les chiffres du textile sont tous les mois un peu plus en baisse (un recul de 10% a été  évalué au mois de Septembre sur le textile-habillement selon Distriflash de l’IFM), le secteur de la beauté continue de croitre. C’est d’ailleurs l’un des rares secteurs où les Français envisagent de dépenser plus à l’avenir. Et puis, vu que les chiffres sont plus explicites que les longues phrases je n’ajoute qu’une chose : le secteur de la cosmétique a dégagé 8.6 milliards d’€ d’excédent commercial en 2013. Voilà voilà. Ça parle bien, non ?

Prenant acte de ce constat, le groupe ETAM vient d’ajouter une corde à son arc et se lance dans la beauté en proposant une gamme de beauté : PUSH UP YOURBEAUTY. Cette dernière sera distribuée dans un corner dédié au sein des magasins Etam Lingerie.
Un grand écart ? Pas tant que ça d’après Laurent Milchior, co-gérant opérationnel du groupe. « Il existe une certaine logique à lier lingerie et maquillage, dans la mesure où ce sont tous deux des achats qui relèvent de l’intimité » explique-t-il à l’AFP.
Développer une ligne de maquillage n’a rien d’exceptionnel quand on s’appelle Chanel, Yves-Saint-Laurent ou plus récemment Louboutin ou Gucci. En revanche, ça l’est un peu plus quand on s’appelle ETAM. Les premiers font rêver quant aux seconds…
Quant aux seconds, je me demande ce qui peut motiver une femme à acheter un produit cosmétique Etam. Est-ce le petit prix ? Un envie immédiate (qui ne fait pas culpabiliser en raison des prix riquiqui - environ 5€- ) ? La curiosité ? L'attachement à la marque ?
A 1ère vue, acheter des cosmétiques Etam, ça ne me fait pas rêver. Pire, ça me renvoie à l’idée que je ne peux pas m’acheter des gammes plus chères.
Il me semble cependant qu’Etam a bien senti les choses. Dites-moi si je me trompe mais j’ai l’impression que les beautybox ont permis quelque chose que l’on faisait rarement : sortir des sentiers battus en matière de beauté.
Le rapport me direz-vous ? Il est tout simple ! Vous connaissiez toutes les marques que vous utilisez actuellement avant l’arrivée des beautybox ? Pour moi, c’est sûr, je tournais avec des produits l’Oréal, Mac et compagnie ! Mais les beautybox m’ont rendu curieuse dans ce domaine. C’est-à-dire que je m’intéresse moins à la marque qu’à la qualité du produit. Je pense ne pas être la seule. Et c’est justement là-dessus qu' Etam doit jouer. En France tout au moins. Et il paraît que les produits de beauté Etam sont de bonne qualité, sont élaborés en Europe et ne sont pas testés sur les animaux (je ne sais pas si ce dernier point est gage de qualité).
Mais je vais tester et je vous tiendrais au courant.
Ah oui, et je dois rajouter que la magazine ELLE (qui a des problèmes financiers et c’est peu dire) vient lui-aussi sortir sa gamme de maquillage : MON MAKE UP ELLE. Encore une « marque » qui voit en les cosmétiques un relai de croissance !

Qui sera le prochain ? L’avenir nous le dira ! ;)



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Interview : La Botte Gardiane

La Botte Gardiane, je crois que j'en ai entendu parler pour la 1ère fois alors que je faisais encore de l'équitation. C'était la marque des filles cools du club, qui se prenaient pour des cow-boys... Puis, plus rien jusqu'à l'année dernière. Ma sœur me montre ses nouvelles bottes (de ville), estampillées La Botte Gardiane. C'est ainsi que j'ai commencé à m'intéresser à cette entreprise aux fortes valeurs. Fanny Agulhon, qui dirige avec ses frères l'entreprise a accepté de répondre à mes questions.

Bonjour Fanny, pouvez-vous nous présenter votre entreprise, laBotte Gardiane ?
La Botte Gardiane est le dernier atelier de Bottes camarguaises en France. À l’origine, nos produits sont des chaussures de travails fabriquées pour les gardians, qui montent à cheval toutes l’année et gardent les taureaux dans les marais. Nos produits sont faits pour résister à l’usage du temps, et prennent au fils des ans une patine qui les rendent de + en + beaux. 





La botte de gardian, c’est notre santiag à nous ?
La Botte gardiane et la bottes des cowboys français, c’est tout a fait ça. C’est un produit mythique fabriqué selon un processus qui n’a pas changé depuis la création de la marque en 1958. Ce sont des chaussures cousues, collées et cloutées. A l’origine la botte est fabriquée en croute de cuir, avec le côté pleine fleur à l’intérieur (le coté lisse) et le coté croûte à l’extérieur.
En effet les gardians avez besoin en cas de chutes (ou autres) de pouvoir enlever leur bottes rapidement (et par exemple de ne pas se faire trainer dans les marais accrochés à leurs étriers). C’est pour cette raison que le coté « pleine fleur » est a l’intérieur. Ensuite elles sont constituées d’un talon droit et d’un bout arrondis (les santiags ont un talons biseauté et un bout pointu). Le montage des chaussures se fait à la main et elles sont fabriquée selon la règle des 3 c : Cousu, Collé et Cloué pour une solidité à toutes épreuves.
Les Gardianes ou Camarguaises sont des bottes fabriquée dans des cuirs épais, ce qui permet de ne pas les doubler et donc de garder la respirabilité du cuir. Ce sont des cuirs retannés à la graisse chaude qui les rend imperméables. Ce sont des chaussures imperméables mais qui respirent. Une paire de botte gardiane a une durée de 30 ans en moyenne.
Solidité, Authenticité et Elégance sont les mots qui qualifient cette botte. Il faut savoir que les gardians avaient aussi un code vestimentaire spécifique, qui frise l’uniforme. La tenu de gardians a été crée par le Marquis de Baroncelli.
Les bottes, le pantalon avec la bande noire, la veste noire en velours doublé de soie rouge et l’éternelle chemise provençale inspirée des motifs floraux indiens (cf les Indiennes de Nîmes). 



Aujourd’hui, La Botte Gardiane ne s’adresse plus uniquement à un public de cavaliers. Comment se passe le processus créatif pour proposer des produits dans l’air du temps sans renier les origines de la marque ?
La difficulté réside dans le fait de créer des produits simples aux lignes épurées, de créer des produits intemporels qui seront toujours actuels dans 100 ans. L’inspiration me vient principalement des personnes qui m’entourent, et de mes racines, provençales et camarguaises, de la nature.

Il faut 2 heures à vos cordonniers (c’est comme cela qu’on les appelle ?) pour passer d’une peau à un produit fini. Mais combien de temps leur faut-il pour se former à ce métier ?
Il faut compter une dizaines d’année de savoir-faire pour devenir un artisan qualifié. Il n’y  a peu ou plus de cursus qui mène vers de tels métiers et tout se s’acquiert avec l’expérience.

Aujourd’hui, le Made in France est devenu un argument marketing comme un autre. Vous avez reçu le label « Entreprise du Patrimoine Vivant ». Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
La Botte Gardiane est à la France, ce que la Santiag est aux Etats-Unis, C’est un produit mythique, emblématique de la Camargue et nous sommes les derniers détenteurs de ce savoir-faire. En ce sens, le label  Entreprise Du Patrimoine Vivant ou EPV, reconnait la valeur historique de ce produits, mais il reconnait également l’excellence de nos savoir-faires français. De grandes maisons de luxe françaises comme Chanel ou Hermès ont aussi ce label.

Votre approche du business semble assez éloignée de ce que l’on peut voir actuellement. Vos ateliers et votre matière première sont français, vous pratiquez des prix raisonnables. Seriez-vous donc parfait ? ;)
Nous n’avons surtout pas la prétention d’être parfait bien au contraire. Nous cherchons en permanence à améliorer nos produits, nos méthodes de travail etc. Il est vrai que la qualité de nos chaussure se rapproche plus de celles  des grandes maisons de luxe que des marques bon marché.
Nous fabriquons des chaussures qui durent, faites dans les plus belles peausseries. Nous respectons la bête qui a sacrifier sa vie pour être à nos pieds. Nous avons le plus grand respect pour les personnes qui confectionnent  les chaussures et également pour les personnes qui viennent se chausser chez nous.

Vous êtes distribués au Centre Commercial, avez de nombreuses parutions presse, comment expliquez-vous l’intérêt du milieu de la mode pour votre petite (mais belle) entreprise familiale ?
Quelques raisons possibles : c’est une petite marque de grande qualité avec un héritage inégalé. La Botte Gardiane fait partie des produits authentiques, qui ont de l’allure. Une allure intemporelle, avec des cuirs magnifiques qui se patinent au fils des ans et vieillissent magnifiquement bien. 



Parlons web, vous avez un profil Instagram que vous alimentez régulièrement. Pourquoi avez-vous fait le choix de présenter les dessous et le quotidien de votre marque ?
Instagram permet justement de montrer ce qui se cache derrière la marque. C’est un peu l’envers du décor et les inspirations. Cela permet de faire découvrir une autre facette de la marque. C’est une autre façon d’interagir avec nos publics.


Pour finir, pouvez-vous nous dire quelles seront vos actualités pour la fin de l’année 2014 ?
Ouverture d’une 2ieme boutique à Paris, mais je n’en dirai pas plus pour l’instant, c’est encore secret !!!
[Note de l'auteur : Dans le Marais plus exactement]  


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où trouver la Botte gardiane :
Paris : 25, rue de Charonne 75011
Paris : ouverture prochaine dans le Marais
Villetelle : Magasin d'usine 470 chemin de Lunel 34400 Villetelle
Web : E-shop La Botte Gardiane // Monshowroom // Centre Commercial 


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