MUJI, le géant japonais à la conquête de la France



Mon premier contact avec MUJI s'est fait grâce à un carnet en kraft de dessin. S'il ne m'a pas permis de développer des compétences artistiques applaudit par tout le monde, ce carnet m'a néanmoins fait découvrir l'enseigne japonaise. Les boites, les crayons et autres nécessaires de la vie quotidiennes n'ont plus de secret pour moi.
Il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec Sébastien Dodard, responsable communication et développement chez MUJI France alors qu'il était en train de superviser les dernières installations dans le flagship parisien qui ouvrira ses portes le 24 septembre. Rencontre.

Bonjour, est-ce que vous pouvez nous présenter l’entreprise MUJI ?
MUJI a été créé il y a 30 ans. C'est une marque japonaise à concept fort. On peut même parler de philosophie. On propose des produits qui touchent à la vie quotidienne. On développe des gammes complètes qui ont une cohérence en respectant 2 contraintes : un design sobre et des matériaux bruts.
MUJI est arrivé sur le territoire français en 1998 avec l'ouverture de la boutique à Saint-Sulpice.

Sur le site internet, il est expliqué que l’on ne trouvera jamais de marque apparente sur un produit. Cela signifie-t-il que MUJI travaille avec différentes marque ou bien vous avez vos bureaux de création internes ? 
Nous avons bien un bureau en interne, au Japon mais nous avons pris le parti de ne jamais communiquer sur les designers. Le produit doit valoir pour ce qu'il est. Il nous arrive de faire appel à de grands designers mais nous ne communiquons jamais là-dessus.

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Est-ce que les collections sont renouvelées chaque saison ?
Les collections ne sont pas renouvelées sauf le textile puisque c'est un univers saisonnier. 80% de nos produits sont des basiques que l'on retrouve dans nos boutiques année après année. 5 ans après fait un achat, vous revenez chez MUJI et vous trouvez le même produit. C'est assez spécifique à l'enseigne.

Quel est le produit phare MUJI en France ?
Le produit emblématique est le cahier en kraft et la boite transparente en acrylique. Quant au best-seller, c'est l'arôma-diffuseur (d' huiles essentielles).

MUJI surfe-t-il sur la tendance Slow-life ?
Le concept de base de MUJI est d'être en dehors des tendances. Donc, quelques fois, nous sommes immanquablement in !
 
Les Français sont passionnés par le Japon, notamment par sa culture. Est-ce que la France est un marché particulièrement porteur pour MUJI ?
Aujourd'hui, la fidélisation des clients est assez immédiate. MUJI est implanté dans toute l'Europe et l'on ne peut pas dire qu'il y a un pays qui marche mieux qu'un autre. En revanche, pour les Japonais, il y aura toujours une tendresse particulière à l'égard de Paris.

D’ailleurs, est-ce que vous vendez des produits exclusifs en France ou bien dans toutes les boutiques MUJI du monde, on retrouve les mêmes articles ?
En Europe, on retrouve la même offre dans tous les pays. Au Japon les boutiques font autour de 4000m2 donc il y a beaucoup plus de produits à la vente. Mais dans le flagship qui va ouvrir à Paris, on va proposer le concept tel qu'il existe au Japon. Et donc proposer des produits exclusifs sur le marché européen.
 
C’est drôle car lorsqu’on rentre dans une boutique MUJI, on sent bien une partie « achats impulsifs » avec la papeterie et les petits cadeaux et une autre partie « achats réfléchis » pour le mobilier où tout semble intellectualisé. Est-ce un vrai choix merchandising ?
Même si nous avons une philosophie, nous sommes des retailers dont le but est de vendre. Par contre, on essaie que cela ne soit pas agressif. Mais bien sûr tout est pensé pour vendre.

J’ai l’impression qu’en matière de matière de retail, MUJI a changé de stratégie. Alors que les premières boutiques étaient exigües, les dernières sont spacieuses. Est-ce vraiment le cas ?
On a la volonté d'aller autant que possible vers des espaces plus grands parce que ça permet de déployer et de rendre le concept plus proche de ce qu'il est au Japon. L'impact du visuel est différent. Le client va plus s'immerger dans la philosophie japonaise.
Cependant, nous avons aussi ouvert MUJI-TO-GO, un petit espace de vente à Saint-Lazare. Il s'agit d'une sélection centrée sur le voyage à destination des personnes en transit. On leur vend un produit précis pour une demande immédiate.
 
MUJI va ouvrir un flagship au Forum des Halles, comment s’est porté votre choix sur cet emplacement ?
On a exploré pas mal de pistes dans Paris. Le Forum des Halles se situe vraiment au centre de Paris. Et puis nous travaillons déjà avec Unibail-Rodamco.
De plus, le centre est juste au dessus de la plus grosse station demétro d'Europe (les Halles Châtelet ). Il y a donc un trafic non négligeable. Et contrairement à ce que l'on peut penser, la cible de MUJI n'est pas élististe. Au Japon, MUJI est d'ailleurs, plus proche de MONOPRIX.
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Le flagship européen MUJI ouvrira le 24 septembre, place Carrée, au centre commercial Forum des Halles.

Maurice Manufacture : le vrai made in France


 Aujourd'hui, je lance une nouvelle série d'interview sur le blog (préparez-vous, il y aura plein de nouveauté par ici !). A mesure que je grandis et que j'évolue dans le monde des entreprises, je m'aperçois combien les histoires qui font les marques sont passionnantes. Combien des gens ont le courage ou la folie de se lancer. Ainsi, aussi souvent que je le pourrais, je vous présenterai des marques qui me touchent. Pour commencer, on s'arrête un peu chez Maurice Manufacture. Une bien belle marque découverte grâce à Stelda.
Maurice Manufacture, c'est une entreprise française qui commercialise des produits comme je les aime : classiques twistés. Et si j'ai décidé d'ouvrir le bal avec cette marque, c'est parce que le gérant prône un vrai Made In France. Sans plus tarder, je vous laisse découvrir les dessous de Maurice !

Bonjour Ingrid, est-ce que vous pouvez nous présenter l’entreprise Maurice Manufacture ?
C'est un petit atelier de 38 salariés, qui fabriquent pour diverses marques de luxe, (que nous ne pouvons pas citer!),  pour notre marque Maurice Manufacture mais aussi pour la Police et diverses compagnies aériennes. L'atelier est situé au cœur de Cholet, dans les locaux agrandis depuis la création en 1949, mais toujours fidèles à un esprit franchouillard bordélique. Du vrai vintage ! Et en réalité, l’entreprise est Manufacture de chaussures Maurice, MAURICE manufacture est une des marques de l’entreprise.

http://maurice-manufacture.lexception.com/fr/

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce que vous appelez la « fabrication traditionnelle » ?
La fabrication intégrée sur le site de Cholet, d’une part, et d’autre part la technique du mocassin intégral lacé main, qui consiste à construire la chaussure autour du pied, et de lacer manuellement le plateau en dernier.

 
Philippe Granger, votre directeur et créateur, dit qu’il est attaché à « cette usine d’artisanat industriel, sans doute un peu paternaliste ». Un air de Michelin flotterait-il sur Cholet ?
Un nouvel air qui souffle depuis longtemps dans la région où les  entreprises familiales dans le secteur de la mode était nombreuses. Mr Granger a su faire perdurer cette tradition crée dans les année 50 par M Maurice !

 
Quel est le secret d’une chaussure MAURICE ?
Jeux de peausserie de qualité et confort. Du 100 % Made in France. Un style intemporel. 




http://www.mauricemanufacture.com/fr/collection/automne-hiver-2014-2015/boots



Vous définissez votre style comme « newstalgique ». Qu’entendez-vous par là ?
Quand Mr Granger a crée la marque il voulait faire sortir de l’ombre notre savoir-faire à savoir la fabrication du mocassin lacé main. L’idée était, et est toujours, de ramener sur le devant de la scène  des modèles classiques. 

 
Avez-vous toujours eu le souci du détail qui twiste ou bien avez-vous changé de ligne directive créative ?
Depuis toujours !
 
 
 
D’ailleurs, comment définiriez-vous la nouvelle collection ?
L'éternel masculin-féminin,  les jeux des nuances, une élégance soft, parfois glaciale, la modernité traditionnelle.

 

http://www.mauricemanufacture.com/fr/inspiration-silver-blue

Vous présentez chaque saison une exclu web.  Pouvez-vous nous raconter son histoire ?
Chaque mois on adore mixer, jouer avec les matières. C’est un moyen pour partager avec nos clients nos nouvelles idées, notre univers. 

 
Le web est un terrain d’expression et de vente encore récent pour vous, mais est-ce un média que vous prenez de plus en plus en considération ?
Comment le négliger ?! Le web fait partie intégrante de notre stratégie, mais on privilégie le réseau de distribution traditionnel. 

 
Quelles seront vos actualités pour la fin de l’année 2014 ?
Un beau projet pour fin octobre... Un secret. Suivez nous !






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Moment fort de la Mode : Christian Lacroix





Moment Fort de Mode : Les mariées de Christian... par afp-mode

Je vous laisse admirer les incroyables créations de Christian Lacroix... J'ai toujours été captivée par son travail, son exubérance. Ses mariées-madones provençales ont laissé un souvenir impérissable. A l'heure du minimaliste, cela pique un peu les yeux mais Dieu que c'est joyeux !

Mes découvertes de la semaine #6


Encore une bien belle semaine, remplie de découverte comme je les aime : inspirantes, reposantes et donnant 1000 idées (ou envies, hum...) Allez, c'est parti !
 

1. On commence par le blog vingtseptembre dont les photos argentiques me reposent et me parlent beaucoup. Si vous avez besoin d'être apaisée et de vous reposer autant la rétine que le cerveau, je vous invite vraiment à vous rendre sur le blog de Sarah Dinckel, photographe-styliste Strasbourgeoise de 27 ans. Les lieux sont photographiés avec une telle douceur... On a l'impression d'être sur un nuage et de flotter au milieu de ces éléments sans en déranger le déroulement. Un vrai coup de cœur !


2. Sacadidieshop. J'avais découvert les créations de cette Toulousaine il y a au moins un an puis  l'url m'a échappé... Les sacs trottaient toujours dans mon esprit et je m'en voulais d'avoir une mémoire de poisson rouge ! Mais ça y est, de lien en lien, j'ai atterri sur son e-shop ! Ses sacs Rio en lin froissé me font tellement envie ! Allez jeter un coup d'œil et vous me direz si, vous aussi, vous avez la carte bleue qui vous démange !


3. La rentrée me rend toute fébrile et je cherche toujours à découvrir des petits shops tout beau, dont la sélection reflète vraiment les goûts de la propriétaire/ acheteuse. Cette semaine, j'ai découvert la jolie boutique Petit Florilège. On y retrouve des petits objets lainés, des paniers boules, des pièces vintage... Bref, que des petits trésors que l'on a envie de ramener chez soi. J'ai testé ma trouvaille sur May, et j'ai bien l'impression qu'elle était aussi emballée que moi. Vous aussi ? 


4. Quand on travaille sur le Net, on s'abonne à 1 puis 2 sites de buzz sur lesquels on voit passer tout et n'importe quoi. Surtout n'importe quoi d'ailleurs. Mais de temps en temps, des petites pépites sortent du lot. C'est ainsi quej'ai découvert le travail fantastique et minutieux de Chloé Giordano, illustratrice vivant à Oxford. Cette artiste brode des animaux avec un tel réalisme que, même si vous n'êtes pas sensible à la broderie, vous serez saisi par son talent et l'incroyable réalisme de ses réalisations.

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Clémence Poésy pour Pablo, le nouveau crush de la rentrée ?


Clémence Poésy, cette actrice qui représente si bien la femme française telle qu'on la voit depuis l'étranger. Entre retenue toute bourgeoise et spontanéité. Ses looks sur tapis rouges sont toujours bien dosés et je la range vraiment dans la même catégorie que Diane Kruger, à savoir des filles au look parfait en toutes circonstances ! ;)
Cette fille-là, dont le dressing a l'air parfait, s'est mis en tête de nous rhabiller ... pour notre plus grand plaisir ! Elle signe une collection capsule chez Pablo qui sera commercialisée en Septembre. D'après le communiqué, la collection sera composée de pièces "intemporelles et contemporaines", oscillant entre des inspirations "bohème et british" mais aussi "romantique". Clémence, quant à elle, évoque des inspirations puisés dans ses souvenirs  d'une photo "d'étudiante en sculpture à Moscou".
Pour l'instant, il est plutôt difficile d'avoir accès au lookbook mais ce que la marque laisse entrevoir me fait saliver d'avance. Si je lui laisse la petite robe Pierrot avec sa fraise et ses manches en mousseline blanche, je garde en tête le pull en cachemire bleu marine et le manteau camel...

En même temps, je l'avoue, du bleu marine, des coupes sobres, des matières douces, et il ne m'en faut pas plus pour être charmée !


Photos issues du Figaro Madame Spécial Haute-Couture


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