La Beauté, le nouvel eldorado des marques du PAP ?


Il fût un temps où vendre des vêtements et des accessoires suffisait aux marques de prêt-à-porter. Il semble que ce ne soit plus le cas.
Alors que les chiffres du textile sont tous les mois un peu plus en baisse (un recul de 10% a été  évalué au mois de Septembre sur le textile-habillement selon Distriflash de l’IFM), le secteur de la beauté continue de croitre. C’est d’ailleurs l’un des rares secteurs où les Français envisagent de dépenser plus à l’avenir. Et puis, vu que les chiffres sont plus explicites que les longues phrases je n’ajoute qu’une chose : le secteur de la cosmétique a dégagé 8.6 milliards d’€ d’excédent commercial en 2013. Voilà voilà. Ça parle bien, non ?

Prenant acte de ce constat, le groupe ETAM vient d’ajouter une corde à son arc et se lance dans la beauté en proposant une gamme de beauté : PUSH UP YOURBEAUTY. Cette dernière sera distribuée dans un corner dédié au sein des magasins Etam Lingerie.
Un grand écart ? Pas tant que ça d’après Laurent Milchior, co-gérant opérationnel du groupe. « Il existe une certaine logique à lier lingerie et maquillage, dans la mesure où ce sont tous deux des achats qui relèvent de l’intimité » explique-t-il à l’AFP.
Développer une ligne de maquillage n’a rien d’exceptionnel quand on s’appelle Chanel, Yves-Saint-Laurent ou plus récemment Louboutin ou Gucci. En revanche, ça l’est un peu plus quand on s’appelle ETAM. Les premiers font rêver quant aux seconds…
Quant aux seconds, je me demande ce qui peut motiver une femme à acheter un produit cosmétique Etam. Est-ce le petit prix ? Un envie immédiate (qui ne fait pas culpabiliser en raison des prix riquiqui - environ 5€- ) ? La curiosité ? L'attachement à la marque ?
A 1ère vue, acheter des cosmétiques Etam, ça ne me fait pas rêver. Pire, ça me renvoie à l’idée que je ne peux pas m’acheter des gammes plus chères.
Il me semble cependant qu’Etam a bien senti les choses. Dites-moi si je me trompe mais j’ai l’impression que les beautybox ont permis quelque chose que l’on faisait rarement : sortir des sentiers battus en matière de beauté.
Le rapport me direz-vous ? Il est tout simple ! Vous connaissiez toutes les marques que vous utilisez actuellement avant l’arrivée des beautybox ? Pour moi, c’est sûr, je tournais avec des produits l’Oréal, Mac et compagnie ! Mais les beautybox m’ont rendu curieuse dans ce domaine. C’est-à-dire que je m’intéresse moins à la marque qu’à la qualité du produit. Je pense ne pas être la seule. Et c’est justement là-dessus qu' Etam doit jouer. En France tout au moins. Et il paraît que les produits de beauté Etam sont de bonne qualité, sont élaborés en Europe et ne sont pas testés sur les animaux (je ne sais pas si ce dernier point est gage de qualité).
Mais je vais tester et je vous tiendrais au courant.
Ah oui, et je dois rajouter que la magazine ELLE (qui a des problèmes financiers et c’est peu dire) vient lui-aussi sortir sa gamme de maquillage : MON MAKE UP ELLE. Encore une « marque » qui voit en les cosmétiques un relai de croissance !

Qui sera le prochain ? L’avenir nous le dira ! ;)



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Interview : La Botte Gardiane

La Botte Gardiane, je crois que j'en ai entendu parler pour la 1ère fois alors que je faisais encore de l'équitation. C'était la marque des filles cools du club, qui se prenaient pour des cow-boys... Puis, plus rien jusqu'à l'année dernière. Ma sœur me montre ses nouvelles bottes (de ville), estampillées La Botte Gardiane. C'est ainsi que j'ai commencé à m'intéresser à cette entreprise aux fortes valeurs. Fanny Agulhon, qui dirige avec ses frères l'entreprise a accepté de répondre à mes questions.

Bonjour Fanny, pouvez-vous nous présenter votre entreprise, laBotte Gardiane ?
La Botte Gardiane est le dernier atelier de Bottes camarguaises en France. À l’origine, nos produits sont des chaussures de travails fabriquées pour les gardians, qui montent à cheval toutes l’année et gardent les taureaux dans les marais. Nos produits sont faits pour résister à l’usage du temps, et prennent au fils des ans une patine qui les rendent de + en + beaux. 





La botte de gardian, c’est notre santiag à nous ?
La Botte gardiane et la bottes des cowboys français, c’est tout a fait ça. C’est un produit mythique fabriqué selon un processus qui n’a pas changé depuis la création de la marque en 1958. Ce sont des chaussures cousues, collées et cloutées. A l’origine la botte est fabriquée en croute de cuir, avec le côté pleine fleur à l’intérieur (le coté lisse) et le coté croûte à l’extérieur.
En effet les gardians avez besoin en cas de chutes (ou autres) de pouvoir enlever leur bottes rapidement (et par exemple de ne pas se faire trainer dans les marais accrochés à leurs étriers). C’est pour cette raison que le coté « pleine fleur » est a l’intérieur. Ensuite elles sont constituées d’un talon droit et d’un bout arrondis (les santiags ont un talons biseauté et un bout pointu). Le montage des chaussures se fait à la main et elles sont fabriquée selon la règle des 3 c : Cousu, Collé et Cloué pour une solidité à toutes épreuves.
Les Gardianes ou Camarguaises sont des bottes fabriquée dans des cuirs épais, ce qui permet de ne pas les doubler et donc de garder la respirabilité du cuir. Ce sont des cuirs retannés à la graisse chaude qui les rend imperméables. Ce sont des chaussures imperméables mais qui respirent. Une paire de botte gardiane a une durée de 30 ans en moyenne.
Solidité, Authenticité et Elégance sont les mots qui qualifient cette botte. Il faut savoir que les gardians avaient aussi un code vestimentaire spécifique, qui frise l’uniforme. La tenu de gardians a été crée par le Marquis de Baroncelli.
Les bottes, le pantalon avec la bande noire, la veste noire en velours doublé de soie rouge et l’éternelle chemise provençale inspirée des motifs floraux indiens (cf les Indiennes de Nîmes). 



Aujourd’hui, La Botte Gardiane ne s’adresse plus uniquement à un public de cavaliers. Comment se passe le processus créatif pour proposer des produits dans l’air du temps sans renier les origines de la marque ?
La difficulté réside dans le fait de créer des produits simples aux lignes épurées, de créer des produits intemporels qui seront toujours actuels dans 100 ans. L’inspiration me vient principalement des personnes qui m’entourent, et de mes racines, provençales et camarguaises, de la nature.

Il faut 2 heures à vos cordonniers (c’est comme cela qu’on les appelle ?) pour passer d’une peau à un produit fini. Mais combien de temps leur faut-il pour se former à ce métier ?
Il faut compter une dizaines d’année de savoir-faire pour devenir un artisan qualifié. Il n’y  a peu ou plus de cursus qui mène vers de tels métiers et tout se s’acquiert avec l’expérience.

Aujourd’hui, le Made in France est devenu un argument marketing comme un autre. Vous avez reçu le label « Entreprise du Patrimoine Vivant ». Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
La Botte Gardiane est à la France, ce que la Santiag est aux Etats-Unis, C’est un produit mythique, emblématique de la Camargue et nous sommes les derniers détenteurs de ce savoir-faire. En ce sens, le label  Entreprise Du Patrimoine Vivant ou EPV, reconnait la valeur historique de ce produits, mais il reconnait également l’excellence de nos savoir-faires français. De grandes maisons de luxe françaises comme Chanel ou Hermès ont aussi ce label.

Votre approche du business semble assez éloignée de ce que l’on peut voir actuellement. Vos ateliers et votre matière première sont français, vous pratiquez des prix raisonnables. Seriez-vous donc parfait ? ;)
Nous n’avons surtout pas la prétention d’être parfait bien au contraire. Nous cherchons en permanence à améliorer nos produits, nos méthodes de travail etc. Il est vrai que la qualité de nos chaussure se rapproche plus de celles  des grandes maisons de luxe que des marques bon marché.
Nous fabriquons des chaussures qui durent, faites dans les plus belles peausseries. Nous respectons la bête qui a sacrifier sa vie pour être à nos pieds. Nous avons le plus grand respect pour les personnes qui confectionnent  les chaussures et également pour les personnes qui viennent se chausser chez nous.

Vous êtes distribués au Centre Commercial, avez de nombreuses parutions presse, comment expliquez-vous l’intérêt du milieu de la mode pour votre petite (mais belle) entreprise familiale ?
Quelques raisons possibles : c’est une petite marque de grande qualité avec un héritage inégalé. La Botte Gardiane fait partie des produits authentiques, qui ont de l’allure. Une allure intemporelle, avec des cuirs magnifiques qui se patinent au fils des ans et vieillissent magnifiquement bien. 



Parlons web, vous avez un profil Instagram que vous alimentez régulièrement. Pourquoi avez-vous fait le choix de présenter les dessous et le quotidien de votre marque ?
Instagram permet justement de montrer ce qui se cache derrière la marque. C’est un peu l’envers du décor et les inspirations. Cela permet de faire découvrir une autre facette de la marque. C’est une autre façon d’interagir avec nos publics.


Pour finir, pouvez-vous nous dire quelles seront vos actualités pour la fin de l’année 2014 ?
Ouverture d’une 2ieme boutique à Paris, mais je n’en dirai pas plus pour l’instant, c’est encore secret !!!
[Note de l'auteur : Dans le Marais plus exactement]  


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où trouver la Botte gardiane :
Paris : 25, rue de Charonne 75011
Paris : ouverture prochaine dans le Marais
Villetelle : Magasin d'usine 470 chemin de Lunel 34400 Villetelle
Web : E-shop La Botte Gardiane // Monshowroom // Centre Commercial 


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Un ultime retour de Maison & Objet


Dernière halte du côté de Maison&Objet. Je vous livre aujourd'hui des images un peu en vrac des stands qui m'ont vraiment touchée. Le 1er notamment, avec ses petits pompons aux couleurs reposantes m'a énormément plu. J'imaginais déjà comment je pourrais faire rentrer quelques idées (et produits) dans mon intérieur. C'est une marque danoise, Aiayu, qui a fait le choix de n'utiliser que des matériaux naturels. Et croyez-moi, au touché, c'est une sacrée différence.


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Le grand stand des artisans d'Algérie vallait également le détour. A moi les tapis et autres !


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Si mes souvenirs sont bons, ces coussins sont issus de la collection hiver de la marque Athezza. ou Sphère Inter. Bref, je ne sais plus très bien mais dans tous les cas, ils reflétaient parfaitement les tendances couleurs et matière que j'ai retenu de ce salon.
 

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Et voici à présent, le stand de la jolie marque Muskhane que j'aime beaucoup, d'ailleurs, ce n'est pas la première fois que j'en parle sur le blog (ici, si vous voulez voir). Muskhane est une marque française éthique qui reconnait s'inspirer de la tradution népalaise. L'utilisation de la laine est très intéressante. L'impression que j'ai eu quand j'ai pris ces photos (et que j'ai parlé aux commerciaux), c'est une joie très naturelle.
Pour les Parisiennes, vous pouvez retrouver leur univers  dans leur boutique : 3 rue Pastourelle Paris 3 (Marais)
Les chanceuses qui habitent dans les environs d'Annecy peuvent retrouver la marque au 15, faubourg des Balmettes


Et quand j'avais 20 ans, dans l'univers de la mode : Pascal Mourier


L'univers de la mode attire. Les fictions comme Le Diable s'habille en Prada l'ont mis en lumière en patinant légèrement le côté glamour. Comme beaucoup de jeunes filles à l'époque, j'ai été fascinée par le livre et le film. Je me suis prise à rêver d'évoluer dans ce milieu professionnel. Et j'avoue que j'aurais aimé connaître les débuts de certains professionnels dont l'autorité n'est plus à faire. Parce que j'aurais compris que la baguette magique ça marche pour certains mais que beaucoup ont dû faire leurs preuves pour rentrer de ce milieu si fermé.

Donc, si d'aventures, cher lecteur, tu as atterri sur ce blog car tu souhaites travailler dans la mode; ouvre grand tes yeux ! :)

On commence aujourd'hui avec Pascal Mourier, rédacteur en chef des magazines mode diffusé sur France 24. Pascal est également mon ancien professeur de "Mode et TV".



Bonjour Pascal, pouvez-vous vous présenter ?
Je dirige le département Media Tv Presse du jeune groupe (de production) Media TV. Ce département est principalement axé autour de la mode, des phénomènes de mode et des tendances. Toutes cultures confondues. La société Mediatv a démarré en juillet 2008, 6 mois après l’ouverture de la chaine France 24. Les mags mode étaient notre premier contrat. Nous entamons aujourd’hui notre 8 année avec France 24 et ça se passe plutôt bien.

Que représente la mode pour vous et que représentait-elle quand vous aviez 20 ans ?
Étudier la mode, c’est étudier les relations humaines.Ma mère était “couturière en chambre“. Au début des années 60, elle s’inspirait des patrons de Mode&Travaux pour des clientes parisiennes. Mon père étant voyageur de commerce, j’étais fourré toute la semaine dans les chiffons. Je dois ajouter que je ne suis pas homosexuel. Je suis marié, père de deux enfants, et grand-père. Une espèce de personnage singulier.
Quand j’avais 20 ans la mode m’intéressait peu. Je n’y connaissais absolument rien. J’essayais de décrocher (et j’ai réussi) un diplôme de sciences de la communication à Jussieu, parallèlement à un cursus d’anglais (raté celui là) et surtout, je prenais beaucoup de photos. Énormément de photos que je développais, tirais ... Ce n’est que plus tard, en 89, avec l’expérience Mode 6 sur M6 et le travail avec deux journalistes brillantes, Catherine Pouligny et Marian Lacombe que j’ai creusé le sujet.





Pour être tendance lorsque vous aviez 20 ans, que fallait-il porter ?
Une salopette, des Ray-Ban, comme sur ce cliché pris dans l’île de Sérifos (Cyclades, Grèce).

A quel âge avez-vous décidé de travailler dans ce secteur-là ?
Du documentaire animalier et ethnologique aux coulisses des défilés de mode. En 89, Nicolas de Tavernost, le patron de M6 décide de fabriquer des magazines courts pour les diffuser à 20h00 et engranger des recettes publicitaires. C’est le début du travail avec Catherine, Marian et une vingtaine de personnes et on met au point “la mode à la télévision“, loin de ce nos consœurs réalisaient.

Où avez-vous réalisé votre premier stage ?
L’antenne parisienne de Télé Luxembourg. Marqué par l’attentat antisémite de la rue Copernic le vendredi 3 octobre 1980.

Comment a évolué le journalisme de mode depuis vos débuts ?
Critique de mode, plus que journaliste de mode. Et surtout raconter comment la mode peut changer votre vie. La mode, c’est le regard des autres. La mode est un outil qui vous permet de vous affirmer.

Si vous aviez 20 ans, comment vous imagineriez-vous ?
J’ai 20 ans !

Quelle est la jeune personnalité issue de la mode qui vous impressionne le plus actuellement ?
Quel est votre plus beau souvenir professionnel ?
Le tournage du film de Robert Altman. 1994. Mars, les collections automne-hiver 1994/1995. Il nous avait choisi pour fabriquer les programmes de télé, car dixit Robert "la télé est un personnage", il fait avancer la dramaturgie du film. Et on a négocié de façon à ce que je sois dans le film, avec une caméra. Ça a donné le premier make-inside de l’histoire du cinéma, diffusé sur M6.

Un grand merci à Pascal d'avoir pris le temps de me répondre ! :)

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Quand J.Crew se donne une touche street



Je crois que vous le savez déjà mais je me répète, je suis fascinée par le marketing J.Crew. Et je suis donc d'assez près leurs news. La semaine dernière, la marque a annoncée une nouvelle implantation de magasin avec une vidéo très... street ! Et le street art, j'aime ça ! Ce que je retiens de cette nouvelle vidéo n'est pas l'ouverture de la boutique à Brooklyn mais plutôt le processus créatif du graffeur Greg Lamarche.